biographie
Roman Proniaev est né en 1972 à Voronej (Russie). Il est diplômé de l’école des Beaux Arts de Voronej en 1991. Sa première expérience professionnelle se fait au « Kamerny Théâtre » de Voronej de 1993 à 1995 comme décorateur, il participe à l’aménagement du théâtre et réalise les décors des spectacles. De 1995 à 1997, il travaille à l’atelier du sculpteur I. Dikounov, où il se familiarise avec de nouvelles matières : terre cuite, plâtre, cuivre, aluminium.
De 1997 à 2001, il vit à Moscou, réalise différents travaux sur commande : fresques, mosaïques, publicités, plans d’aménagement d’intérieur. Il participe également à la restauration et décoration de la résidence de l’Ambassadeur de France à Moscou, la célèbre maison Igoumnov.
En 2001, il déménage avec sa famille à Nantes, collabore avec différentes entreprises de décoration et réalise des projets personnels en décoration d’intérieur, participe également à des expositions de peinture en Loire-Atlantique et en Normandie.
De 2007 à 2011, il travaille et expose à Zagreb (Croatie).
De 2011 à 2015, il vit à Sofia (Bulgarie), participe à de nombreuses expositions. En 2013, Roman Proniaev devient membre de l’Union des Artistes Bulgares (UAB) et de l’Association Internationale des Arts Plastiques (IAA).
En 2015, il revient à Nantes, expose dans des galeries et salons d’art.
Depuis 2020, Roman Proniaev est membre de la Fondation Taylor. Son travail est présenté par la galerie Le Triphasé à Nantes et par la galerie Millennium Atelier à Bruxelles.
L’art de Roman Proniaev nous rend complices des recherches artistiques d’un peintre russe contemporain pour qui chaque étape de son évolution constitue l’accomplissement des précédentes. La force de son art réside dans la simplicité et la pureté des formes qu’il atteint tout naturellement grâce à son sens de la précision et du détail. Le caractère abstrait de ses tableaux le rapproche de certaines formes contemporaines du modernisme. Son intérêt pour le dadaïsme est influencé par sa passion pour Hans Arp,l’un des fondateurs du mouvement Dada à Zurich en 1916. Tout en étant adepte de ce courant qui ignore l’esthétique et critique la logique du processus artistique, l’art de Roman Proniaev reste en marge de ces caractéristiques. Art de l’abstraction et de la pensée irrationnelle ou de son absence, Dada remet en question les valeurs traditionnelles dans l’art, tandis que Roman les estiment tout particulièrement.
La plupart des idées dans les œuvres de Roman Proniaev sont nées de son grand intérêt pour la nature dont il puise ses perceptions et ressources, la nature qu’il voit à travers le prisme de sa spiritualité et de sa sensibilité. Et bien que certaines de ses oeuvres soient sombres à cause d’une gamme foncée, elles ne sont pas tristes. Pour lui le noir n’est pas une couleur triste car le noir pur n’est jamais présent dans ses oeuvres. On y observe des successions de couches, une superposition de peinture, une complexité des couleurs. Certaines de ses oeuvres nous font découvrir une tendance qui confirme l’abandon des ornements au lieu de leur accumulation.
Dr D. Kissiova-Gogova,
Critique d’art, Galerie Nationale d’Art Bulgare, Sofia.
Traduit du bulgare par Iva Dikova.
Sofia, juin 2015